« C’étaient des enfants » : représentation des 1ère STMG1, lundi 18 mai 14h30, place Carnot devant le mémorial de la Shoah
Lundi 18 mai 2026 14H30 Place Carnot devant le mémorial de la Shoah : nos élèves de 1er STMG1 présentent leurs travaux chorégraphiques devant la rectrice à l'occasion de la signature de la convention de partenariat entre l'académie de Lyon et le mémorial de la Shoah.
Izieu, mémoire et gestes de l’indicible
Les élèves de 1ère STMG1 présentent une chorégraphie issue d’un projet pédagogique financé par la DAAC et la Région Auvergne-Rhône-Alpes, intitulé « Izieu, mémoire et gestes de l’indicible ».
Ce projet naît d’une volonté simple : permettre aux élèves de rencontrer l’Histoire autrement, en la comprenant non seulement par les savoirs, mais aussi par l’expérience sensible, les émotions, l’engagement du corps et de la parole.
Un projet interdisciplinaire autour de la mémoire
Pendant plusieurs mois, les élèves travaillent en histoire, en français, en enseignement moral et civique ainsi qu’en éducation physique et sportive autour des questions de mémoire, de transmission, de justice et d’humanité.
Ils ont découvert l’exposition « La guerre en jeu » au CHRD, ils ont asisté à une représentation théâtrale, puis ils ont visité la Maison d’Izieu, lieu profondément marquant où sont arrêtés et déportés 44 enfants et leurs éducateurs en avril 1944.
Au-delà de l’apprentissage des faits historiques, ce projet invite les élèves à réfléchir à plusieurs questions essentielles : comment transmettre une mémoire douloureuse par la danse ? Comment évoquer l’absence, le silence, la disparition ? Comment des jeunes d’aujourd’hui peuvent-ils entrer en relation avec cette histoire ?
« C’étaient des enfants »
De cette réflexion naît une création chorégraphique intitulée « C’étaient des enfants », en référence aux mots de Sabine Zlatin, directrice de la colonie, prononcés lors du procès Barbie.
Accompagné.e.s par l’artiste Abdou Ngom, les élèves travaillent à partir de la célèbre photographie des enfants devant la fontaine de la Maison d’Izieu. Ils convoquent leurs propres souvenirs d’enfance, à travers des jeux de mains, de ballon, des rondes ou encore des marelles, avant d’aborder la question de la trace et de l’effacement.
Dans la chorégraphie, un coup de sifflet évoque celui que l’institutrice Gabrielle Perret conserve après la rafle, offert par Raoul Bentitou, âgé de 12 ans. Ce repère sonore marque un moment d’immobilité, de sidération, puis d’effacement, avant de laisser place à des messages d’espoir portés par les élèves.
Un travail collectif exigeant
Pour les élèves, ce travail représente un véritable défi : créer un collectif, interpréter, oser la sensibilité et porter avec justesse une mémoire qui exige respect et humilité.
Un grand merci à Monsieur Joneau, professeur d’histoire, à Madame Roy, professeure de lettres, ainsi qu’à l’artiste Abdou Ngom pour leur accompagnement tout au long de ce projet.
Lecture d’un texte de Charlotte Delbo
La cérémonie donne également lieu à la lecture d’un extrait de Aucun de nous ne reviendra, issu de l’œuvre de Charlotte Delbo, ancienne rescapée des camps de concentration nazis.
« Il y a les gens qui arrivent. Ils cherchent des yeux dans la foule de ceux qui les attendent. Il y a des gens qui partent. Ils disent au revoir à ceux qui ne partent pas. Mais il est une gare où ceux-là qui arrivent sont justement ceux-là qui partent, une gare où ceux qui arrivent ne sont jamais arrivés, où ceux qui sont partis ne sont jamais revenus. »
Déroulé de l’événement
- Mot d’accueil par Monsieur Soler, proviseur du lycée Juliette Récamier
- Présentation du projet pédagogique par Madame Guimbretière.
- Prise de parole de Maysan Omari, élève de 1ère STMG1
- Prise de parole d’Amani Ben Chaabane, élève de 1ère STMG1
- Lecture d’un extrait de Charlotte Delbo par Maysan Omari
- Présentation de la chorégraphie par les élèves de 1ère STMG
- Discours de Madame la rectrice, Anne Bisagni-Faure
- Discours du directeur du Mémorial
- Signature de la convention